Bonjour les amies et amis !
C'est à Arcachon qu'Aloïs nous emmène aujourd'hui, la plus grande ville du Bassin, qui porte d'ailleurs son nom !
Comme les riches dames souffreteuses du 19 ème siècle, elle va profiter de l'air sain et curatif de la côte !
La jetée nous accueille !
Parmi les coeurs, la demoiselle pose !
Les bateaux quittent le quai avec les touristes pour faire le tour du Bassin !
"Et nous, on fera un tour en bateau aussi ?
C'est ici qu'il faut prendre les billets !"
Les drapeaux aux couleurs de la ville claquent au vent !
Le noir : l’ombre du passé
Le noir sur le drapeau symbolise l’obscurité, les idées rétrogrades, et les défaites. C’est un peu le rappel des temps difficiles, comme les mauvais jours d’hiver où la ville était juste une petite bourgade isolée. Imaginez une nuit sans étoiles, les déboires et les échecs, comme autant de boulets traînés par l’histoire. C’est un hommage à ce qui a été surmonté, les ténèbres avant l’aube.
Le blanc : l’aube présente
Au centre, le blanc. Ah, le blanc ! Symbole de la situation actuelle, il représente l’aube et l’éveil de la conscience. C’est le moment où la ville commence à se réveiller, à se découvrir et à s’épanouir. C’est la lumière du jour qui perce, le passage de la nuit à une nouvelle ère. Arcachon a connu son aube et vit dans cette lumière blanche, douce et prometteuse.
Le jaune : la lumière de l’avenir
Enfin, le jaune éclatant. C’est la lumière, la connaissance et les lendemains prometteurs. Imaginez le soleil levant, inondant tout de sa clarté et de sa chaleur. Le jaune, c’est l’avenir radieux qui attend Arcachon, une promesse de prospérité et de développement. C’est le symbole de la réussite, de la transformation en une cité balnéaire prisée.
Mais la musique d'un carrousel attire Aloïs !
Après le petit tour de manège, petit tour sur la Jetée Pierre Lataillade, du nom de l'ancien maire décédé !
On remonte sur la place où "marchent" les empreintes gravées du pied des grands navigateurs de ce siècle !
Une pensée émue pour Charlie Dalin qui vient de nous quitter !
Les paysages balnéaires sont plein de charme !
Le château Deganne abrite le casino et le palais des congrès de la ville
Mais quittons la "ville d'été" pour visiter, en petit train, la "ville d'hiver"!
Revenons au 19 ème siècle !
Les villas commencent alors à s’implanter ça et là. Les vertus de l’air marin sont également très prisées des aristocrates, friands de cures et de méthodes de guérisons pour leurs malades.
Les malades fortunés atteints de tuberculose, en quête de guérison miraculeuse et souvent désespérés, affluent de part et d’autre de l’hexagone, ce qui n’échappe pas aux frères Pereire, proches de Napoléon III. Ils décident alors d’investir dans la Compagnie des Chemins de fers du Midi et d’étendre la fameuse ligne de train Bordeaux - La Teste de Buch à la nouvelle station de remise en forme.
Forts de leur réussite, les frères Pereire enchaînent avec la création de « La Ville d’Hiver » qui, par ses hauteurs atypiques offrent des recoins censés abriter des embruns marins tant redoutés des malades atteints de pathologies pulmonaires.
Le succès est tel que l’Europe entière se bouscule dans les luxueuses villas de la région.
La Ville d’Hiver est une mosaïque de constructions toutes plus excentriques les unes que les autres. Les architectes de l’époque ont de toute évidence fait preuve d’une imagination délirante pour doter ces villas, chalets suisses, manoirs gothiques ou pavillons mauresques de balcons aux ajouts ciselés, tourelles, colonnades, façades néo-classiques, toitures extravagantes, escaliers singuliers, vérandas et jardins exotiques.
Se promener dans les rues de la Ville d’Hiver, c’est un peu découvrir l’Arcachon d’autrefois avec un environnement qui n’a que très peu changé.
Le parc Mauresque :
La ville a deux niveaux :
Escaliers...
... Ou ascenseur ?
le Belvédère
Culminant à 25 mètres de hauteur, on y accède par la passerelle Saint-Paul. Longue de 32 mètres, elle enjambe un ravin de 15 mètres au-dessus de l’allée Pasteur pour relier ce que l’on appelait autrefois les collines Saint-Paul et Sainte-Cécile. Ce monument, très bien conservé, a été construit en 1863 par Paul Régnauld (architecte principal de la Ville d’hiver de l’époque), assisté d’un jeune ingénieur qui allait devenir célèbre quelques années plus tard : Gustave Eiffel.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
Pas trop mal aux pieds ?
Bisous et bonne journée !
Esyram